Soins énergétiques à distance
Chrystel Rieder et Nathalie Hirt
Consultations -Formations - Conférences
Vies antérieures des animaux
Communication animale
Animaux perdus

Sensibilité animale

Cliquez ici pour modifier le sous-titre

Chrystel Rieder

Suite à la séparation de mes parents lorsque j’étais encore bébé, je suis allée vivre dans le ranch familial avec ma grand-mère. Autour de nous, il n’y avait que des champs à perte de vue ainsi que des exploitations agricoles.

Par conséquent, mes premiers amis étaient des animaux. J’étais capable de faire du cheval avant de savoir marcher ! J’avais mon cheval (Tambour), et j’avais ma vache (Vicky) que j’allais traire tous les matins (ou du moins essayer…).


Ma relation avec mon cheval, malgré mon très jeune âge, dénotait d’une complicité dont je ne me suis rendu compte que de nombreuses années plus tard, en prenant conscience que tout le monde ne vivait pas des expériences aussi intenses avec leurs animaux.

J’ai la chance d’avoir beaucoup de souvenirs de ma petite enfance, ce qui me permet de témoigner d’événements époustouflants.

Lorsque je n’étais âgée que de deux ans et demi ou trois ans, ma grand-mère me posait souvent sur le dos du cheval, Tambour, et il partait dans le champ devant la maison pour faire des tours avec moi, et avec moi seule. J’imagine que j’étais déjà hyperactive à ce moment-là, car un jour, je suis tombée… Mais ce qui est impressionnant est que Tambour n’a pas bougé d’un centimètre, afin d’indiquer à ma grand-mère mon emplacement, de manière à ce qu’elle vienne me chercher.

J’ai eu beaucoup d’expériences avec Tambour, les unes plus enseignantes que les autres. Parmi celles-ci, je me rappelle lorsque nous allions faire des balades plus lointaines de la maison, et que, lorsqu’il devait passer un petit ruisseau insignifiant, il prenait un temps fou pour déplacer ses pattes d’un côté à l’autre, car il avait peur que je tombe (je n’étais alors âgée que de sept ou huit ans et j’étais seule dans les champs avec lui). L’on pourrait croire que ma grand-mère était irresponsable de me laisser partir à perte de vue, mais je pense qu’elle connaissait ce cheval, elle connaissait les animaux, et elle savait qu’elle pouvait leur faire confiance.


Lorsque j’étais âgée d’environ dix, douze ans et que j’habitais déjà en ville, je venais durant toutes mes vacances scolaires pendant un mois dans cette ferme. Et un jour, alors que les vacances étaient enfin arrivées et que je me réjouissais de retourner dans la ferme voir mes animaux, quelle ne fut pas mon immense et indicible tristesse d’apprendre que Tambour n’était plus là… J’étais allée voir mon père pour lui demander où était mon cheval. Et j’avais entendu sa voix m’annoncer qu’il l’avait vendu à l’abattoir…

Je m’étais sentie trahie et incomprise, car je n’avais pas pu lui dire au revoir. D’un autre côté, si j’avais su, aurais-je accepté la situation ? Je ne sais pas… Je n’étais qu’une enfant à qui l’on venait d’enlever l’un de ses meilleurs amis… Je sentais une telle colère envers mon père, mais aussi un tel sentiment d’impuissance, car je vivais chez lui, je dépendais de lui, et je ne pouvais donc pas exprimer ma colère à son encontre…

Certes, ces événements se sont déroulés il y a environ quarante ans en arrière. Je peux aujourd’hui comprendre que dans l’état d’esprit d’un paysan de l’époque, et dans ce pays-là, il ne pouvait pas envisager ce qu’on peut ressentir envers un animal…

Toutefois, en tant qu’enfant, j’avais imprimé à ce moment-là la chose suivante : « Lorsque je suis en voyage, je perds mon animal. ». Car quand j’avais perdu ce cheval, j’habitais en ville à environ cent kilomètres de la ferme ; cela représentait donc un véritable voyage. Et cela m’a conditionnée, par la suite, à perdre d’autres animaux de la même manière, c’est-à-dire juste après un voyage…


Concernant ma relation avec ma vache Vicky, je n’étais qu’une petite fille de quatre, cinq ans, et quand j’allais la traire, elle ne bougeait absolument pas ! Pour toutes les autres vaches, ma grand-mère devait attacher une corde autour de leurs pattes arrières pour les empêcher de donner des coups de sabots ; mais avec ma vache Vicky, cela n’était pas nécessaire, car elle savait que je n’étais pas là pour lui faire du mal, mais que je venais simplement apprécier son bon lait bien chaud !

Malheureusement, elle aussi a fini dans un abattoir…


Lorsque j’avais treize ou quatorze ans et que j’habitais en ville, un voisin avait trouvé un tout petit pigeon orphelin. Il était venu me le donner pour en prendre soin. Pendant longtemps, ce pigeon, Théodore, a habité avec moi, ainsi que ma grand-mère et mon demi-frère, mais nous étions tellement proches, Théodore et moi, que lorsque j’allais aux toilettes, il venait avec moi ; il mangeait avec moi ; il dormait avec moi.

Un jour, malheureusement, pour des raisons familiales, j’ai dû m’absenter dans une autre ville pendant deux semaines. Et lorsque je suis rentrée, mon pigeon était en train de se laisser mourir…

À l’époque, à ma connaissance, il n’y avait aucun vétérinaire capable de m’aider. J’avais donc pris ma tirelire, et j’étais allée à l’église pour donner mes modestes économies dans l’espoir que Dieu essaie de sauver mon pigeon. En arrivant à l’église, la porte était fermée et il n’y avait personne… Mais j’étais tellement convaincue qu’ils allaient pouvoir sauver mon pigeon que j’avais entassé la monnaie devant la porte de l’église.

Hélas, Théodore est tout de même décédé, et je l’ai enterré dans un boîte à chaussures.

À nouveau, je devais affronter la perte d’un ami juste après un voyage… Et cela s’est reproduit au fil du temps avec trois chats, qui sont décédés juste après un voyage…


D’autres fantastiques animaux ont ensuite traversé ma vie, pour le meilleur et pour le pire, dont des chats merveilleux, parmi lesquels Loulou, dont il est fait mention dans les cas traités. Aujourd’hui, je garde le plus beau des souvenirs que je peux garder d’eux, car ils ont été parmi les meilleurs enseignants possibles : m’enseignant sans me donner un polycopié, et en me forçant à plonger en moi, dans mes derniers retranchements, et en analysant les situations rencontrées pour leur donner du sens et comprendre ce qu’ils essayaient de me transmettre.

Ma gratitude la plus profonde et la plus sincère va à tous ces êtres merveilleux que j’ai eu le privilège de connaître et de côtoyer.


Voilà comment est née ma passion pour les animaux, que je continue à cultiver et à amplifier, jusqu’à ce jour, à travers d’innombrables expériences et démonstrations de complicité avec toutes sortes d’espèces.




Merci du fond du cœur à tous les animaux et à toutes les personnes

qui m’ont permis de faire ces prises de conscience et d’évoluer.